deux huit photographie Stephane Denizot photographe

APPRENDRE LA PHOTO AU FLASH

La méconnaissance du fonctionnement du flash est la principale cause de décéption chez le photographe amateur. Les défauts de l'éclairage au flash sont prévisibles, ce sont les ombres portées, les yeux rouges et la limite de portée du flash intégré par exemple. Vient ensuite  les erreurs d'exposition qui peuvent être liées à la réflectivité d'un sujet, trop clair ou trop sombre ou de la luminosité de l'arrière plan.

flash ombre portée flash et yeux rouges

Les dernières évolution en matière de flash portent sur une meilleure gestion de l'exposition TTL (i-TTL, e-TTL, p-TTL...) avec la prise en compte de la distance de mise au point pour favoriser un meilleur dosage (fill-in) du flash pour le portrait en lumière ambiante. La synchronisation haute vitesse permet de donner un peu d'éclat à vos photos en plein jour. Le système flash devient créatif avec l'utilisation de flashes déportés sans cordons, gérés par groupes. Le tout automatique montrera cependant des limites dans les cas où l'analyse de la scène photographiée demande l'intelligence et le savoir-faire du photographe. L'utilisation du flash en mode manuel permettra aussi plus de créativité.

flash sur-exposition loi inverse du carré de la distance La puissance d'un flash est exprimée selon son Nombre Guide (NG) qui permet de calculer l'ouverture à utiliser en fonction de la distance qui sépare le flash du sujet. Selon la loi inverse du carré, la lumière du flash décroit rapidement. Doubler la distance flash/sujet revient à diminuer quetre fois la quantité de lumière. Le flash est incapable d'éclairer correctement deux sujets situés à des distances différentes. Eclairer correctement une scène demande parfois plusieurs flashes au risque de multiplier les problèmes d'ombres portées. La solution consite à moduler l'éclairage avec un flash principal et d'autres secondaires. La variation de puissance peut permettre de construire un éclairage correct après quelques essais.
Votre première expérience de la photo au flash est sans doute celle du flash intégré et c'est certainement la pire.
A cela il existe trois raisons principales :
1- L'éclairage du flash est coaxial à l'objectif. L'éclairage produit est plat et il favorise les yeux rouges.
2- La puissance du flash est limitée à quelques mètres selon la luminosité de l'objectif et de la sensibilité ISO employée.
3- Les défauts d'ombre portée ou de vignetage peuvent apparaître selon l'objectif utilisé : grand-angle avec pare soleil ou macrophotographie.
Son seul avantage est d'être toujours disponible.
flash intégré 
flash i-ttl e-ttl L'achat d'un flash optionnel (de type cobra), plus puissant, autorise plus de possibilités. Les marques tiers (Sigma, Nissin...) proposent des flashes TTL entièrement compatibles. En mode i-TTL,e-TTL, p-TTL (selon la marque NIKON, CANON, PENTAX) le flash émet une série de pré-éclairs pour doser l'éclair. prise synchro-x La présence, sur certains boîtiers de la prise syncro-X autorise l'utilisation d'un cordon coaxial et d'accessoires compatibles avec d'anciens flashes ou torches de studio non TTL, même s'il existe de nombreux adaptateurs et systèmes de déclenchement.
Le flash cobra à tête orientable comporte plusieurs parties essentielles :
1- Diffuseur grand angle et cart de rebond escamotables
2- Tête zoom variant l'angle de champ (et le nombre guide)
3- L'illuminateur AF à large plage
4- Le photocapteur (permettant le déclenchement à distance à l'aide d'un autre flash)
5- Le sabot et contacts spécifiques selon le modèle d'appareil photo

Les commandes, parfois complexes, sont regroupées au dos de l'appareil sur un écran à cristaux liquides.
flash cobra

QUELQUES PIEGES DE LA PHOTO AU FLASH
flash reflet L'effet "aquarium" est produit par l'éclairage frontal du flash sur une vitre.
Pour éliminer le reflet on doit impérativement orienter le flash à environ 45° par rapport à la surface réfléchissante.
flash de nuit Une scène nocturne éclairée au flash à la vitesse synchro du 1/250ème de seconde.
La portée de l'éclair est insuffisante et la vitesse d'obturation trop rapide pour enregistrer l'ambiance.
vignetage du flash L'éclair du flash ne couvre pas toute la zone photographiée, c'est le vignetage. Il peut se produire si un accessoire a été monté sur le flash ou si la tête zoom du flash est réglée sur une plus longue focale que l'objectif utilisé. Sauf à manquer de puissance, il est souvent préférable de diffuser l'éclair du flash (Diffuseur intégré ou accessoire du commerce ou à fabriquer soit même...). 
Sachez enfin que le flash n'est pas toujours toléré (Musée, concerts, grottes...) et qu'il est inutilisable sur des sujets trop réfléchissants, trop brillants ou lointains. La brièveté de l'éclair ne permet pas de juger de la qualité de l'éclairage produit.

La technique du fill-in (ou littéralement "remplissage") consite à équilibrer la lumière du flash à la lumière ambiante selon l'effet désiré. Selon la mesure de la lumière et le mode d'exposition choisi, la mesure TTL donne bien souvent l'égalité à  l'éclair du flash et de la lumière ambiante. Le correcteur d'exposition su flash permet d'éviter un surdosage de la lumière du flash avec -1/2 à - 1 IL pour un effet plus naturel. Une correction de +1/2 à +1IL donne au contraire un effet irréel apprécier pour les photos style mode.  Le mode "synchro lente (Slow) permet de favoriser la lumière ambiante avec une meilleure exposition de l'arrière plan. Il faudra travailler sur pied dès que le riques de flou de bougé sera sensible.Certains boîtiers proposent la fonction le bracketing de l'exposition au flash ou la mémorisation de l'éclair. Le braketing permet "d'encadrer" l'exposition en réalisant plusieurs vues successives avec variation de la puissance de l'éclair du flash et ou de l'exposition globale. La mémorisation de l'éclair permet de conserver la même exposition, notamment si le sujet doit être excentré. Consultez la notice de votre appareil ou de votre flash pour découvrir toutes les fonctions.

correction exposition au flash

Le choix du mode d'exposition affecte le rendu de l'image. En mode priorité vitesse, il est possible de sélectionner une vitesse plus lente afin de favoriser l'exposition de l'arrière plan. Le choix d'une vitesse supérieure à la vitesse synchro active automatiquement la synchronisation haute vitesse (FP, avec pré-éclairs quasis continus), du moins pour les boîtiers récents. En mode priorité ouverture le choix du diaphragme déterminera la portée du flash ou la profondeur de champ. Vous pouvez également utiliser les modes "P" et "M", en tenant compte de la limite de portée du flash.

fill-in auflash

Exemple de dosage flash/lumière ambiante
Le coup de flash déporté sur la gauche a fait ressortir ce champignon.
 priorité ouverture, 1/20ème de seconde F/11- 200 ISO (appareil posé sur bean-bag) - Flash TTL standard sans correction

flash annuaire et flash déporté

Un exemple de configuration de terrain avec l'appareil équipé d'un flash annulaire macro (posé sur un bean bag)
et un flash déporté pour donner du relief au sujet ou éclairer le fond.

flash intégré et flash au plafond

Ici, le flash intégré est muni du diffuseur maison et le flash dédié est dirigé vers le plafond blanc pour un éclairage très doux (flash par rebond). On peut faire rebondir l'éclair du flash sur toute surface blanche ou argentée(plafond, mur, écran de projection, panneau de polystyrène...). Plus le flash dédié est puissant, plus il permet ce genre d'utilisation car la lumière réfléchie est bien moins importante qu'en éclairage direct.
La réflexion et la diffusion diminuent assez fortement la puissance de l'éclair, il convient parfois d'augmenter la sensibilité ISO.

ombre auflash   ombre et flash

Pour combattre les ombres portées d'un flash orienté à 45° (ici sur la gauche) vous pouvez utiliser un diffuseur ou,
contrairement à une idée reçue l'approcher du sujet.

Le mode de synchronisation du flash permet d'ajouter des effets à l'éclairage ou de combattre les yeux rouges. Si la synchro lente permet de mieux enregistrer la lumière ambiante, la synchro au 2ème rideau apporte un flou plus naturel avec des sujets en mouvement photographiés en vitesse lente.

Les calculs avec le Nombre Guide (utilisation du flash en mode manuel) :
NG = D x f       ( D = distance flash/sujet en m, f = diaphragme réel )
On peut ainsi calculer l'ouverture à utiliser selon la distance flash/sujet : f=NG/D ou la distance à laquelle placer le flash avec une ouverture connue D=NG/f

Le calcul du NG selon la valeur ISO :
Le nouveau NG est égal au NG de référence x (racine carrée de la nouvelle sensibilité et divisée par sensibilité de référence ).
On arrivera à un calcul plus rapide en partant du NG de référence et les coéficients ci-dessous :

1/4 sensilbilté moitié de la sensibilité double de la sensibilté quadruple de la sensibilité
x0.5x0.7x 1.7x2

Le Nombre Guide est normalement donné pour une focale de 50 mm et il varie en fonction de la position de la tête du zoom. Il est donné pour une utilisation normale, avec les réflexions d'une pièce par exemple. De nuit le NG peut chuter de près de 2 IL.

Le NG résultant de l'emploi de plusieurs flashes groupés pour l'éclairage principal est égal à la racine carrée de la somme au carré de chaque NG.

En macrophotographie, le NG sera corrigé en fonction du grossissement. : NG macro = NG x 100 / f x (G+1). f : diaphragme utilisé, G : grossissement. Il convient également de faire des essais selon le matériel utilisé et la perte de luminosité engendrée par l'objectif ou certains accessoires.

L'open flash est la technique qui permet de déclencher plusieurs fois un flash durant la même exposition. Le photographe travaille principalement dans un environnement sombre ou de nuit et il déclenche lui même plusieurs fois de suite le flash, en se déplaçant pour éclairer plusieurs zones de l'image au besoin. L'open flash permet également  de réaliser un cumul d'éclairs sur un même sujet en vue d'augmenter la puissance relative du flash. NG utile (NGU) est déterminé en fonction de la distance flash sujet et du diaphragme utilisé. Il faut ensuite diviser ce NGU par le NG du flash utilisé pour obtenir le nombre d'éclairs nécessaires à l'exposition. On peut aussi voir l'augmentation de la puissance directement dans ce tableau :

nombre d'éclairs 23 46 8
gain de lumière+ 1 IL+ 1 ½ IL+ 2 IL+ 2 1/3 IL+ 3IL

Bricoler soi même ses accessoires :

diffuseur flash intégré    bricoler accessoire flash
Un diffuseur à partir d'une boite de pellicule ou d'un bouchon de parfum..

diffuseur flash carte de rebond
Une carte de rebond adaptable à la tête orientable.

diffusuer flash grand anglediffuseur flash papier calque
Diffuseur grand angle fourni et diffuseur dans du papier calque.

diffuseur flash maison flash et lentille de fresnel
Dôme diffusant de récupération et lentille de fresnel (concentre la lumière).

parapluie flash diffusant parapluie flash réfecteur doré
Parapluie diffusant et parapluie réflecteur doré.

Les accessoires...

cable synchro-x prise synchro-x flashmetre
Cordon synchro X, multi-prise ("sucre") et flashmètre pour mesurer l'intensité de l'éclair du flash.

 

 

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